Peindre l'animal, c'est questionner les frontières de notre propre identité. Dans mes portraits de grands singes, j'interroge ces visages si troublants, miroirs de notre propre humanité.  « Qui regarde qui ? » Le spectateur qui se laisse prendre par leurs regards est invité à interroger l’altérité, à partager une réciprocité avec l’animal.

"Il arrive parfois, au détour d’un couloir, derrière les barreaux, de croiser l’inconnu. On  s’interroge, on se rend compte que ce n’était qu’un reflet de soi-même. On s’est croisé dans le miroir, on ne s’est pas reconnu. Quel est cet autre? Me regarde-t-il parce que lui aussi s’est vu en moi? "